Comparatif
Taxappia ou le module entreprises de votre logiciel de scolarité
L’objection est légitime: le logiciel qui gère vos conventions de stage et vos contrats d’apprentissage connaît déjà vos entreprises partenaires, leur SIRET et leurs tuteurs. Pourquoi ajouter un outil pour la taxe? Parce que la campagne du solde ne se joue pas sur la connaissance des entreprises, elle se joue sur le rapprochement des états de versement et sur la relance de celles qui ont disparu. Voici où passe la frontière.
Le comparatif poste par poste
| Critère | Taxappia | le module entreprises du logiciel de scolarité |
|---|---|---|
| Connaissance des entreprises partenaires | Base reconstituée depuis vos exports, dédoublonnée par SIRET | Excellente, c’est le cœur du logiciel de scolarité |
| Import des états de versement de la Caisse des Dépôts | Import et rapprochement à chaque vague reçue | Rarement prévu, le fichier reste hors du logiciel |
| Cohortes fidèles, perdues, nouvelles | Recalculées à chaque état, consultables par filière et par chargé | Notion absente du modèle de données |
| Historique de versement par entreprise | Conservé sur plusieurs campagnes, avec montant et période | Souvent limité au dernier montant saisi à la main |
| Kit de fléchage personnalisé | Libellé exact, numéro UAI, captures du parcours, montant suggéré | Publipostage générique depuis le module de contacts |
| Séquences cadencées sur les deux périodes | Trois séquences calées sur le calendrier officiel | Envoi unique déclenché à la main |
| Arrêt de la relance au versement constaté | Automatique, avec bascule en remerciement | Suppose une saisie manuelle des versements |
| Attestation et page publique de remerciement | Produites pour chaque entreprise versante | À rédiger et à envoyer une par une |
| Rapport de campagne comparé | Collecte comparée à l’an dernier, par filière et par territoire | Extraction brute à retravailler sur tableur |
Deux métiers différents, deux moments différents
Le logiciel de scolarité est construit autour de l’apprenant: son inscription, son parcours, sa convention, son contrat. L’entreprise y existe comme un attribut du contrat, pas comme un partenaire financier suivi sur plusieurs années. C’est parfaitement cohérent avec son usage quotidien, et cela explique pourquoi il ne porte ni l’historique de versement d’un employeur, ni la notion d’entreprise sollicitée mais non versante, qui sont les deux objets centraux de la campagne du solde.
Le calendrier diffère aussi. La scolarité travaille sur l’année de formation, de septembre à juin. La campagne du solde travaille du 26 mai au 21 octobre, c’est-à-dire précisément sur la période où le logiciel de scolarité est le moins consulté. Un outil dédié n’est pas un doublon: il prend le relais au moment où l’autre a fini son année, en partant des mêmes données.
Le bon usage: exporter, pas remplacer
La bonne façon d’utiliser votre logiciel de scolarité dans la campagne du solde est de le traiter comme une source, la meilleure que vous ayez. Un export des conventions de stage et des contrats d’apprentissage avec raison sociale, SIRET, nom du tuteur et adresse de courriel constitue en une opération la moitié de votre base d’entreprises. Le reste vient des états de versement passés et du fichier d’anciens élèves, que le logiciel de scolarité ne contient pas.
Cela évite le débat interne classique, celui de la double saisie. Il n’y en a pas: les données restent tenues dans le logiciel de scolarité, elles sont importées avant l’ouverture de la première période de répartition, et le suivi de campagne vit à côté pendant cinq mois. Aucune connexion à un service tiers n’est requise, et l’export tableur reste disponible dans les deux sens.
Ce qu’aucun module de contacts ne fera pour vous
Un module de publipostage envoie un message à une liste. La campagne du solde demande autre chose: envoyer trois messages différents à trois cohortes qui n’existent qu’après le rapprochement d’un état de versement, puis arrêter la séquence entreprise par entreprise au fur et à mesure que les versements sont constatés. Ce n’est pas une question de volume d’envoi, c’est une question de mise à jour permanente de la liste pendant les cinq mois de campagne.
S’ajoute le kit de fléchage, qui n’a pas d’équivalent dans un module de contacts. Il ne s’agit pas d’une pièce jointe commune à tous, mais d’un contenu personnalisé par entreprise, portant votre libellé exact, votre numéro UAI, le parcours en captures et un montant suggéré tiré de l’historique de cette entreprise. C’est précisément ce niveau de personnalisation qui récupère les employeurs qui abandonnent dans le moteur de recherche.
Quand l’alternative reste le bon choix
Si votre logiciel de scolarité tient déjà l’historique de versement du solde entreprise par entreprise sur trois campagnes, sait importer les états de versement de la Caisse des Dépôts et Consignations et sait vous dire qui a versé l’an dernier et pas cette année, alors vous n’avez besoin de rien d’autre: branchez votre publipostage dessus et gardez votre budget. C’est rare, mais cela existe dans certains progiciels de réseau. Demandez la démonstration de ces trois points précis avant de conclure.
Le verdict
Le logiciel de scolarité gagne sur la connaissance des entreprises, il perd sur tout ce qui suit l’arrivée d’un état de versement. Le meilleur montage n’est donc pas un choix mais un enchaînement: export de la scolarité en février, base dédoublonnée par SIRET avant l’ouverture, puis pilotage dédié du 26 mai au 21 octobre. Vous ne dupliquez pas la donnée, vous la faites travailler pendant cinq mois de plus.
Questions frequentes
- Notre logiciel de scolarité peut-il alimenter la base automatiquement?
- L’import se fait à partir de vos exports, dans le format que le logiciel produit, sans reformatage préalable. En pratique, un export par source suffit et il est rejoué avant chaque campagne. Rien n’est branché en direct sur votre logiciel de scolarité, ce qui évite d’impliquer votre prestataire informatique et de dépendre d’une évolution de version en pleine période de répartition.
- Faut-il ressaisir les versements dans le logiciel de scolarité ensuite?
- Ce n’est pas nécessaire, et c’est même souvent contre-productif. Le rapport de campagne et l’export tableur donnent la collecte par entreprise, par filière et par territoire, sous une forme directement remise à la direction. Si votre gestion financière exige une trace dans le logiciel de scolarité, l’export sert de pièce d’import, une fois la campagne close plutôt que ligne à ligne pendant l’été.
- Nos données d’entreprises se retrouvent-elles à deux endroits?
- Oui, comme toute donnée exportée, et c’est assumé. Les fiches restent les vôtres, hébergées dans l’Union européenne, exportables en tableur à tout moment et supprimées sur simple demande écrite. Les contacts importés sont des contacts professionnels d’entreprises avec lesquelles votre établissement entretient déjà une relation de formation, ce qui est le motif légitime de la sollicitation.
Taxappia ou le module entreprises de votre logiciel de scolarité
Le logiciel de scolarité gagne sur la connaissance des entreprises, il perd sur tout ce qui suit l’arrivée d’un état de versement. Le meilleur montage n’est donc pas un choix mais un enchaînement: export de la scolarité en février, base dédoublonnée par SIRET avant l’ouverture, puis pilotage dédié du 26 mai au 21 octobre. Vous ne dupliquez pas la donnée, vous la faites travailler pendant cinq mois de plus.